L'écorce
fabuleuse
Alexandre
Gagné
École
Mgr-Belzile
J’ai compris que je me
trouvais dans une forêt étrange lorsque j’ai aperçu un dragon d’eau douce avec
son long corps élancé, ses courtes pattes et ses petites ailes qui ne devaient
pas lui servir à grand-chose. Il se déplaçait en ondulant son corps. Il était
d’un brun pâle et son ventre, d’un beige sable avec des rayures sur le dos qui
devaient peut-être l’aider à se camoufler dans l’ombre. À sa tête, il y avait
une petite collerette osseuse avec de longues écailles d’une quinzaine de
centimètres au bout de la collerette. Il mesurait environ un mètre de long.
Je m’approchai et une
autre créature surgit de l’eau et elle attaqua le dragon. Je ne pus pas voir
l’autre créature correctement, mais on aurait dit une salamandre de presque
deux mètres. Le dragon se débattit et ensuite la salamandre partit. L’eau
emporta le dragon tout affaibli sur la rive et j’entendis : « le
grand chêne ». Je me demandais ce que cela voulait dire et alors, j’entendis
de nouveau la voix me dire : « Arthur, va voir le grand chêne. Il
peut me guérir ». C’est là que je compris que c’était le dragon. Je partis
à toute vitesse sans savoir où aller. Sur mon chemin, je trouvai plusieurs
arbres étranges avec un visage sculpté, mais on aurait dit qu’ils dormaient.
Soudain, les arbres se réveillèrent brusquement. Alors, j’aperçus une harde de
chevreuils fonçant sur deux bûcherons pour les faire fuir. Puis, un chevreuil
m’aperçut et il me fonça dessus. Juste au bon moment, un vieil arbre arrêta le
chevreuil. Puis, il me demanda ce que je faisais là, tout seul, et je lui
expliquai ce qui s’était passé. Alors, il me dit de prendre… Avant qu’il
finisse sa phrase, je lui racontai ce que le dragon m’avait dit. Il m’expliqua qu’il
était le grand chêne et me donna un bout de son écorce pour le donner au dragon
afin qu’il la mange. Arrivé auprès du dragon, j’aperçus l’eau toute polluée par
les usines et les égouts. Sans attendre une minute de plus, je lui remis le
bout d’écorce. Ensuite, il se leva et alla dans l’eau. Elle redevint propre
d’un coup et il disparut.