Parrain de nombreux enfants défavorisés dans les pays en voie de développement il aborde des thèmes relatifs aux enfants abusés. En 1998, il publie son premier roman grand public, Les Démons de Bangkok, il y dénonce la prostitution juvénile et les réseaux pédophiles en Indochine. Ses œuvres portent sur les thèmes spécifiques aux conflits armés (esclavage, terrorisme, famines provoquées, enfants-soldats, traite des enfants, etc.).
En 2005, il a été lauréat d'un Prix littéraire du Gouverneur Général du Canada (volet texte jeunesse francophone).
5. Bourdages, Sylvie
6. Chauveau, Philippe
7. Comeau, Yanick
8. Deschênes, Steve
9. Fortin, Anick
Auteure Participation à Allégorie le vendredi 2 mai
Née à Matane le 10 février 1982, Anick Fortin eut une
enfance à des années-lumière de celle de l'héroïne de son premier roman. Après
des études primaires et secondaires où elle excelle dans toutes les matières,
Anick entreprit avec succès en 1999 un diplôme d"études collégiales en Sciences
de la Nature
au Cégep de Matane. En 2002, elle déménagea à Rimouski pour y compléter un
Baccalauréat de l’Enseignement des Mathématiques à l’Université du Québec à
Rimouski (UQAR). Dès la fin de ses études en 2005, elle retourna à sa ville
natale pour y enseigner les mathématiques au secondaire à la Polyvalente de Matane,
où elle y côtoie même ses anciens professeurs.
Au-delà des sciences et des mathématiques,
Anick Fortin est particulièrement attirée par la langue française, les mots, le
récit et la fiction. En 2003, au cœur de ses études universitaires, elle écrit LA BLASPHÈME, son premier roman. Le récit d’une centaine de
pages est corrosif à souhait, bercé d’une sensibilité profonde malgré la
distribution de coups de fouet. Victor-Lévy Beaulieu s’y intéressa
immédiatement et le publia d’emblée aux Éditions Trois-Pistoles. LA BLASPHÈMEa su créer des remous que le ressac du fleuve
ne pouvait empêcher. La nouvelle se répandit de bouche à oreille et les copies
du live se firent de plus en plus rares. Les critiques s’animèrent ; voilà
qu’on déteste ou on adore… tout simplement.
Portée par la vague, Anick Fortin publia LES COLONS DE VILLAGE aux mêmes éditions en
2005. L’acidité des mots employés déchire les pages de ce deuxième livre au
même titre que le premier. Le sang et les larmes s’entremêlent et ne
s’assèchent guère après lecture de la dernière page. LES COLONS DE VILLAGE porte à réfléchir et suscite la
réflexion, ce que tenait absolument l’auteur.
Forte de ses expériences en enseignement avec
des élèves en difficultés d’apprentissage, Anick Fortin jure que les histoires
tordues qu’elle invente ne sont pas si loin de la réalité. Il est fort à parier
que son quotidien lui inspirera d’autres récits spectaculaires, dont ce premier
recueil présentement à l’écriture.